4 questions sur la Coupe du monde à Abdallah Soidri, hôte de Banquette

Vous l’ignorez sûrement : chez Nouvelles Écoutes, la Coupe du Monde 2018, c’était sérieux. En même temps, quand on a le sosie de Samuel Umtiti en tant qu’hôte de Banquette, difficile de faire autrement. À peine remis de ses émotions, Abdallah nous livre ses impressions sur ce Mondial.

Nouvelles Écoutes : Comment tu as vécu le match d’hier ?

Abdallah Soidri : Avant le match, j’étais très serein quant aux chances de la France de remporter la Coupe du Monde. Sur le papier, on (oui, parce que c’est aussi mon équipe) était favoris et j’étais sûr qu’on allait assumer ce statut. Dès les premières minutes du match, j’ai très vite compris que ça allait être compliqué. Le pressing croate nous a complètement fait déjouer, notre meilleur milieu de terrain depuis le début du tournoi (Kanté) n’y était pas et Perisic, qui venait de se réveiller en demi-finale, faisait passer un sale quart d’heure à Benjamin Pavard. Au final, les seuls moments où je n’ai pas stressé c’est quand on a mené 4-1 et dans les derniers instants du match, quand tu sais que c’est acquis.

: Ton sentiment après la victoire ?

AS : Après la victoire, forcément j’étais très heureux. J’ai repensé à la finale de 98 quand j’étais à Mayotte et qu’on était parti avec ma grande soeur et son mari klaxonner près du port à Mamoudzou. J’ai repensé également à celle de 2006 que j’avais regardé dans un bar tout pourri à Voisins-le-Bretonneux et aux larmes de Thuram. Là, pour la première fois, j’ai pu profiter de la victoire en sachant que je me rappellerai du déroulé de ce match, de l’endroit où je l’ai regardé et des gens avec qui j’étais toute ma vie. Contrairement à 98 où tous ces éléments n’étaient pas réunis. Et je ne sais pas si c’est ma culture club qui fait ça, mais je n’ai pas autant vibré (et pourtant Dieu sait que j’ai vibré dimanche) que lorsque l’OM (mon club de coeur que j’aime à la folie) réalise des exploits. Je pense que ce sont deux émotions différentes, et toutes les deux font énormément de bien

: Un bilan du mondial ?

AS : On va pas se mentir, ce n’était pas la meilleure Coupe du Monde de l’histoire – malgré la victoire finale de la France. De ce mondial, je n’ai envie de retenir qu’une poignée de matchs, de faits marquants et quelques équipes qui m’ont bien plu. L’élimination de l’Allemagne a été un véritable choc pour moi. Oui, car j’ai beaucoup d’affection pour la Mannschaft et les équipes allemandes en général. D’autant plus que j’en avais fait une de mes nations favorites. Celle du Sénégal m’a beaucoup attristé aussi. Pour eux, ça s’est plus joué à deux fautes de concentration qu’à une affaire de cartons selon moi. Portugal-Espagne, Argentine-Croatie, tous les matchs de l’Allemagne, France-Argentine, Belgique-Japon sont des matchs que j’ai regardés avec énormément de plaisir : pour le spectacle, l’intensité et le scénario de ces rencontres. Le Belgique et la Croatie sont les équipes qui m’ont fait la plus forte impression, surtout nos voisins en rouge. Dans le jeu, ils étaient top à voir jouer, surtout nos voisins en rouge, mais le football étant ce qu’il est, c’est la France qui est championne du monde. Et c’est tout ce qui compte.

: Un mot sur l’équipe de France ? 

AS : N’Golo Kanté. J’aime tellement ce type. Quand je le vois sourire, j’ai juste envie d’être heureux. Pogba. Monsieur Paul Pogba. Il m’a régalé durant ce mondial. Grâce à une enceinte Bluetooth, Kimpembe est un des joueurs dont on a le plus parlé. Mais avec une telle playlist, c’est normal. Mon gars Thauvin, on l’a peu vu mais il avait l’air de kiffer de fou. Et il est champion du monde. Griezmann. Ah ! Griezmann ! Lui et moi on s’est beaucoup pris la tête en 2018 entre ta blackface et son doublé contre l’OM en finale de l’Europa League. Mais là, sur cette Coupe du Monde, avec sa montée en puissance progressive tout au long du mondial, il a assumé son statut de grand joueur. Merci Grizi !

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